courir tout simplement

Encore une aube de plus à arpenter les chemins à essayer piteusement d'être le maitre de mon destin. j'entends au loin la cavalerie des gens biens qui mettent toute leur énergie à essayer en vain d'oublier que le monde ne va pas du tout bien.

En marchant le long du canal dont les eaux croupissent je croise des noctambules, le regard perdu, qui s'assoupissent. Les histoires de chacun d'eux se croisent et se recroisent les petits matins vides ou les horizons s'ensanglantent et ou le doute ravageur s'insinue insidieusement.

Le souffle se fait plus court et se confond avec le coeur de la ville qui bat de plus en plus fort et se fait rumeur la rumeur qui monte et efface la mauvaise humeur : une nouvelle année va naitre, qui va effacer la noirceur de la mauvaise conscience qui se dilue avec la sueur

Alors l'espoir renait: c'est certain demain le monde sera meilleur et ira bien et les coureurs pressés que je croise sur mon chemin avec les enfants africains, qui enfin mangeront à leur faim, formeront une farandole qui éclairera le matin

tristan beauf
 
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