| 2050 ou le retour à l'animalité |
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2050 ou l'animalité (inspiré par the road) La rareté est apparue insidieusement. L'abondance avait crée la civilisation, les arts, la tolérance. Bien sur ils entendaient à la télé, lisaient dans les journaux, que le pétrole devenait de plus en plus rare que des espèces animales qu'on avait même pas encore découvertes disparaissaient chaque jour au hasard d'un chalut, dans les filets des pêcheurs, ou dans les tronconneuses des forestiers, indifférents, préoccupés par le seul souci de la rentabilité ou légitime de nourrir leur famille sans penser au lendemain. Mais ils ne voulaient pas y croire. On leur avait dit qu'il y aurait des solutions. Que bien que toutes les décisions soient prises pour le court terme par magie elles avaient toutes une logique qu'il suffisait d'avoir un peu de discernement pour comprendre. Bien sur de plus en plus souvent les gens se battaient dans les supermarchés pour s'arracher les biens les plus convoités devenus Bien sur, il y avait des signes : avec la rareté, peu à peu les plus riches, ceux qui avaient les moyens, ont commencé à se constituer des milices privées pour protéger leurs avantages de la mêlée des sans abris ou des boat people qui déferlaient d'afrique ou d'ailleurs, chaque jour de plus en plus nombreux,poussés par la misère.
Bien sur le droit d'asile avait disparu depuis longtemps et les expulsions étaient faites à la va vite sans procédure. Il fallait bien protéger le mode de vie des braves gens. Avec la rareté. être normal était devenu le synonyme d'être indifférent. Bien sur ceux qui se battaient pour faire émerger une étincelle de conscience, les justes, étaient depuis logtemps enfermés à l'asile de fou ou au goulag, rstaurés pour l'occasion. Bien sur l'Antartique, protégé par le traité éponyme, n'avait pas fait long feu et était vite devenu un champ de pétrole, peu important la protection de ce sanctuaire et des espèces rares qui y vivaient, face à la nécessité impérieuse de remplir les réservoirs des véhicules des braves gens pour que ceux ci aillent chercher leur pain à 300m de chez eux.
Mais ça n'avait pas suffi. Le pétrole était devenu une denrée de luxe face aux besoins de plus en plus grand des pays dit émergents. Qui n'avaient pas Des bandes organisées avaient pris d'assaut les stations service ou l'essence était devenue si rare. Les dépôts de carburant étaient l'enjeu de guerres incessantes opposant des bandes rivales. Peu à peu les braves citoyens s'étaient livré pied et poings liés aux chefs de bande les plus puissants qui possédaient le plus de stations d'essence ou de dépôt de pétrole. Pour tenter de préserver leur mode de vie. Avec la rareté l'intolérance et l'inquisition que l'on croyait disparues étaient réapparus. Les humoristes et les caricaturistes croupissaient en prison ou disparaissaient mystérieusement certaines nuits sans lune. Les artistes ne peignaient plus que les portraits des dignitaires ou des chefs de bande. Le vernis de civilisation que préservait l'abondance avait vite disparu. D'abord dépassés les gouvernements avaient fini par réagir. Et instaurer la dicature.
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